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Conie de Germigonville, de Viabon, d'Orgères, Conie Palue, Conie Palud, de Boinville, de Sanspuis, de Saint-Martin, du Nord ?

Conie de Cambrai ?

Conie de Patay, de la Détourbe, de Villeneuve, du Sud ?

Conie morte de la Retrève, de la vallée du Nant?

Cherchez celle qui coule, qui à coulé, qui ne coulera plus, qui recoulera un jour?

Et où ... et ... dans quel sens ?

Mais qu'est-ce donc que cette Conie, ou plutôt, que sont-ce que CES Conies fantasques ou fantastiques ?

D'après l'Abbé Guy Villette, le nom de Conie serait dérivé du gaulois Caun-Edia ou Rivière aux Gouffres.

Des rivières ? Que nenni! En tout cas, pas avant la Goure de Spoy où elles se réunissent pour devenir un affluent coulant de façon pérenne vers le Loir où elle se jette au Goulet proche de Marboué, revitalisées par un gouffre de résurgence, la fameuse "goure" (terme qui peut être rapproché  du latin gursus, gouffre).

Mais avant, ce ne sont que des témoins d'affleurement de la nappe de Beauce, apparaissant ou disparaissant au gré du niveau de celle-ci, sourdant à travers champs pour retrouver,  par un semblant de mémoire vacillante, une vallée creusée en des temps immémoriaux, ... voire, pour s'y perdre.

Ces innombrables vallées sèches ou "mortes" témoignent d'un temps où les eaux de surface étaient beaucoup plus présentes et impétueuses que de nos jours.

La Conie, c'est simplement la nappe de Beauce à ciel ouvert.

Un correspondant historien, m'envoie même un texte de la fin 18ème siècle, émanant d'un médecin d'Etampes, et qui rajoute encore une part de mystère AUX Conies, je cite:

« Je crois avoir découvert la cause pour laquelle une grande portion de la Beauce chartraine est moins salubre qu’elle ne semble devoir être au premier aspect, par sa position : il est des années où cette partie de la Beauce est couverte au printemps, d’un brouillard froid, puant, infect, qui bruine et rouit les bleds et fait subitement développer des milliards de pucerons dans les vesses et dans les pois. Ces exhalaisons malfaisantes partent principalement d’une petite rivière appelée L’Aconie, dont les eaux sourdent presqu’invisiblement dans un fond ou petite prairie marécageuse, à côté et en deçà de Viabon, qui est environ à 9 lieues d’Etampes. Cette rivière prenait jadis sa source à une demi-lieue plus haut près d’Ymonville ; mais cet écoulement s’est perdu pour se porter plus bas par dessous les terres ; et depuis, elle vient encore de disparaître pour se porter plus bas et plus proche du village de Conie (F°31) au point qu’on passe à sec les endroits où la rivière était coulante. Il est probable que ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on a fait attention que cette petite rivière est malfaisante : c’est sûrement ce qui lui a fait donner le nom de L’Aconie ou la Palud.

Plus bas que cette source marécageuse, il y a un endroit qu’on appelle la Grenouillère ; les eaux près Saint-Léger ou près du château de Goimpy et dans les environs d’Auneau qui sont stagnantes, ne contribuent pas peu à augmenter l’origine de ces brouillards pestilentiels, qui se réunissent et font masse pour couvrir cette partie de la Beauce. Le vent d’ouest leur donne leur direction suivant qu’il est un peu au sud-ouest, ou suivant qu’il est plus au nord-ouest. Il est heureux pour ce canton que ces brouillards ne se renouvellent pas tous les ans.

Les habitants qui occupent les bords de L’Aconie, où les eaux sont stagnantes, sont fréquemment attaqués de fièvres, d’obstructions, de bile épanchée, d’hydropisie et périssent misérablement : c’est pour cette raison que nos laboureurs de la Beauce en redoutent le voisinage ; ils refusent d’y louer des fermes, crainte de perdre la santé et la vie. Ceux qui sont acclimatés soutiennent mieux les chocs de ces exhalaisons ; ils éprouvent cependant des maladies plus fréquemment que ceux qui en sont à une certaine distance. Ils dépensent une partie de ce qu’ils gagnent pour se faire traiter et payer leurs chirurgiens, de manière qu’ils sont éternellement malheureux. Les environs de la paroisse de St. Léger, de Goimpy, d’Auneau (porté en marge : Il y a trois chirurgiens dans le bourg d’Auneau) n’éprouvent pas tout à fait les mêmes inconvénients, parce que les eaux y sont (F°31 v°) en moindre quantité et moins stagnantes. Il y a lieu de croire qu’il y a des eaux qui sont imprégnées d’un principe minéral quelconque, qui les rend ou salubres ou malfaisantes. »

« Observations et réflexions sur la Topographie médicale d’une partie du Hurepoix, du Gâtinois, d’une partie de l’Orléanois et du pays chartrain », Manuscrit de la Bibliothèque de l’Académie de médecine, Paris. 

Claude-François Boncerf, docteur en médecine, correspondant de la société royale de médecine, Etampes.

Fin de citation.

Avant sa canalisation, achevée en 1903, la Conie de Germignonville (dite , à tort, de Viabon) n'était, en fait, qu'une suite de marécages propageant les "fièvres de la Conie", c'est à dire le paludisme, d'où le nom de Conie Palue.

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Source de la Conie de Germignonville au Bois Prieur, au bas de Canonvillier.  Exutoire de la Conie de Cambrai à  sa sortie du parc du château

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A la ferme de la Détourbe,  la Conie de Patay arrive même à couler dans deux sens opposés, l'un vers Varize et LE Loir, l'autre vers l'antique vallée de la Retrève où elle disparaît rapidement, bien avant d'avoir rejoint LA Loire par le chemin habituel des vallées, propres aux cours d'eau civilisés bien sages.

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A la Détourbe, la tête vous tourne ... vers la Retrève, vallée "morte" ou... à l'opposé, vers Varize et le Loir

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Les commentaires accompagnant la carte géologique de Patay, indiquent:

"La Conie, ruisseau temporaire, sur la feuille de Patay, est active lorsque la surface piézométrique dépasse la surface topographique (lorsque la nappe passe au-dessus des terres). Dans ce cas, de part et d'autre de la carte piézométrique, l'eau s'écoule d'une part, vers le Sud-Est pour se perdre entre Villeneuve (précisément la Détourbe) et Patay-Lignerolles, d'autre part, vers le Nord-Ouest, en direction du Loir."

Le raccordement des carte piézométriques d'Ogères et Patay explique bien l'emplacement des sources de la Conie de Germignonville (appelée ici Conie d'Orgères ???) et de celle de la Conie du Sud.

 

Crêtes piézométriques passant par la Détourbe et Germignonville

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Les Conies en 1855, le tracé des routes semble être de celui de César, qui évitait les actuelles  Cormaiville et Orgères

Les Conies telles que décrites au Nouvel Atlas National de 1855

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Mais, malgré ses humeurs changeantes,

 
voire quasi schizophrènes,


elle a laissé à Germignonville, 


ses vallées humides ou sèches,


ses rives boisées

 et ses ... 
(chut, silence, top secret) ...
ses morilles!

PS: cette dernière photo n'est pas agrandissable, par simple charité envers vous, promeneur mycophage.




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